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Vendredi 9 février 2007
Editorial
 
Qu’est-ce qui différencie "Homo sapiens" des autres espèces animales ?
 
L’Homme a longtemps cru qu’il existait une frontière nette et franche entre lui et les autres espèces animales. Cette vision est aujourd’hui, heureusement, complètement dénuée de fondement. Cependant, beaucoup d’individus croient encore que nous sommes la finalité du monde vivant et que l’Univers sans la conscience humaine n’a pas de signification, ni même d’existence. Je pense que nous devons nous faire à l’idée que la présence d’ Homo sapiens ne change en rien la réalité physique de ce monde dans lequel notre espèce apparaît durant un instant infiniment court par rapport aux 15 milliards d’années déjà écoulées. Sans l’Humanité, l’Univers ne se porterait pas plus mal !
Un des nombreux critères de différenciation entre nous et les autres a été la bipédie. Les découvertes paléontologiques et l’étude de divers moyens de locomotion chez les primates actuels ont prouvé que l’homme moderne n’est pas le seul primate capable de se déplacer dans la position verticale sur ses deux pieds [1]. Une autre idée préconçue était la flèche du progrès qui amenait inévitablement l’évolution à l’Homo sapiens. Les dernières trouvailles en matière de fossiles ont conforté l’idée d’évolution buissonnante, rendant la généalogie des Hominidés très complexe. Homo a côtoyé d’autres espèces dont la morphologie était très proche de la sienne : même stature plus ou moins adaptée à la position verticale, cerveau dont la capacité et la conformation se rapprochaient progressivement de celle que nous possédons actuellement [2]. La découverte récente de l’Homo floresiensis, petit hominidé trouvé dans l’île de Florès, en Indonésie, semble être l’une des plus importantes des dernières décennies. Elle signifie non seulement qu’une autre espèce humaine a coexisté avec nos ancêtres jusqu’à une période récente (13.000 ans), mais aussi que notre genre offre une diversité plus large que l’on ne pensait [3].
La fabrication de l’outil a également été un critère de sélection. Pourtant, de nombreux animaux utilisent des objets trouvés dans leur environnement qu’ils façonnent afin d’en faire une sorte d’outil. Ainsi, à part les exemples de technicité bien connus des chimpanzés, citons le corbeau calédonien qui utilise une palette d’outils la plus originale du règne animal : dans les feuilles dures du pandanus (arbre tropical), il découpe des sortes de « fourchettes à escargots » de différentes largeurs, ou taille des branchettes de sorte que leur extrémité se termine par un crochet [4].
Même dans le comportement, la culture ou l’attitude sociale, on peut déceler des analogies. Un nouveau champ de recherche – l’étude du comportement économique des animaux – a révélé que les comportements de base, telle la réciprocité, la coopération ou la répartition des récompenses, n’ont rien de spécifiquement humain [5]. L’observation récente des grands singes a montré que lorsqu’ils présentent certains symptômes pathologiques, ils sélectionnaient des plantes spécifiques aux propriétés pharmacologiques certifiées qu’ils ingurgitaient à titre d’automédication [6].
Enfin, la conscience peut-elle être le garant de tout ce que nous considérons comme humain, de ce qui nous est le plus précieux. Les dernières avancées en neurobiologie montrent que le processus de la conscience est une manifestation dynamique de l’activité de populations de neurones réparties dans de nombreuses aires différentes du cerveau. N’oublions pas que la conscience, comme tout ce qui appartient au vivant, est le résultat de l’évolution et que ses bases neuronales se sont installées progressivement, permettant de dire qu’elle s’est développée chez certains animaux. [7].
Nous pouvons affirmer que nous faisons partie de la grande chaîne de l’évolution et que notre situation au sommet de l’Arbre de la Vie est temporaire. Le temps suffit amplement pour qu’une lignée plus prometteuse se détache d’un autre rameau et que le nôtre dépérisse [8].
Robert Six


[1] Berillon F., Marchal F. – Les multiples bipédies des hominidés, in Pour la Science – N° 330, avril 2005.
[2] Wong K. – Les débuts de la lignée humaine, in Pour la Science – N° 307, mai 2003.
[3] Wong K. - Le plus petit humain, in Pour la Science – N° 329, mars 2005.
[4] Holzhaider J., Hunt G. – Rusé comme… un corbeau, in Pour la Science – N° 324, octobre 2004.
[5] de Waal F. – Le commerce chez les animaux, in Pour la Science – N° 331, mai 2005.
[6] Krief S. – La pharmacopée des chimpanzés, in Pour la Science – N°325, novembre 2004.
[7] Edelman G.M. – Plus vaste que le ciel – Une nouvelle théorie générale du cerveau, Odile Jacobs, Sciences, Paris, 2004.
[8] De Duve C. – A l’écoute du vivant, Odile Jacobs, Sciences, Paris, 2002.
par Robert Six publié dans : Editoriaux
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Mardi 6 février 2007
 
 
1.      22 avril 2007          « Le Jardin géologique d’ObOurg »
 
Visite sous la direction du professeur Charlet de la Faculté de Mons du jardin géologique d’Obourg. L'espace situé le long de la carrière d'Obourg a été aménagé en un parcours jalonné de pierres, parfois de plusieurs tonnes, provenant des carrières de la région ou à défaut d'affleurements naturels. Le parcours raconte les principales étapes de l'histoire géologique régionale dans le temps et dans l'espace (Obourg était proche du pôle Sud il y a 500 millions d'années, occupé par une mer tropicale il y a 370 millions d'années, une forêt équatoriale il y a 300 millions d'années, une mer chaude déposant la craie il y a 70 millions d'années…). Des volcans ont existé en Belgique il y a 430 millions d'années…
L’après-midi, viste de plusieurs affleurements des environs.
 
Accès : Autoroute E19-E42, sortie 22 (Mons-Est) en venant de Bruxelles, sortie 21 (Nimy-Soignies) en venant de Lille-Paris
 
2.      5 mai 2007                           "MASSIF DU BRABANT"
 
Sortie sous la conduite de M. Herbosch, géologue à l’ULB., permettant d’étudier une coupe dans le Cambrien et l’Ordovicien de la vallée de la Dyle, en partant de la formation la plus ancienne connue dans le massif du Brabant (Blamont) jusqu’au milieu de l’Ordovicien. Ceux qui désirent plus d’information peuvent se référer à l’article paru dans Geologica Belgica Vol. 5 – n° 3-4 de 2002.
Point 1 – Formation de Blanmont (Cambrien) ;
Point 2 - Eglise de Mont-St-Guibert : affleurement de turbidites (formation de Tubize) ;
Point 3 – Beaurieux (vallée de l’Orne, sous l’autoroute) : formation de Tubize ;
Point 4 – Franquenies (Céroux-Mousty) : formation de Mousty ;
Point 5 – Chevlipont : formation de Chevlipont (base du Tremadocien, Ordovicien) ;
Point 6 – La Roche (Villers-la-Ville) : affleurement de la formation de Villers-la-Ville ;
Point 7 – Bois Pinchet (abbaye de Villers-la-Ville) : formation à trilobites ;
Point 8 – Chemin creux de Rigenée (vallée de la Thyle) : formation de Rigenée.
Pique-nique à l’abbaye de Villers-la-Ville.
Lieu et heure du rendez-vous : devant l’église de Mont-St-Guibert, à 9 h 30.
Inscription : prévenir Fanny Lichtfouse ou Robert Six de votre participation (tél., voir section Contact).
 
- Sorties d’initiation avec les écoles de Schaerbeek -
 
Comme chaque année, nous avons organisé des sorties d’initiation à l’écologie pour les classes primaires des écoles défavorisées de la commune de Schaerbeek.
Cette se sont les écoles suivantes qui profitent de notre soutien :
-          école n° 3 (17/04/2007), carrières souterraines de la Malogne et terril de l’Héribus ;
-          école n° 1, 5ème (24/04/2007), le jardin géologique d’Obourg ;
-          école n° 1, 6ème (03/05/2007), id ;
-          école n° 14 (04/05/2007), id.
Ces sorties seront suivies d’une exposition dans le hall de l’école n° 1 qui aura en juin 2007 (dates à préciser), durant les heures d’ouverture de l’école.
 
 
Robert Six
 
par Robert Six publié dans : Annonces
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Jeudi 1 février 2007
 
Bonjour à toutes et tous,
 
Le site du G.E.S.T. étant désormais en ligne, comme vous avez certainement déjà pu le constater, nous faisons appel à tous les membres afin qu’ils nous aident à le faire vivre.
 
Cela peut être par l’écriture d’articles, plus simplement nous signaler des liens vers des sites internet que vous jugez intéressants ou que vous utilisez fréquemment, nous envoyer des photos de vos pièces en minéraux et fossiles (il faut garnir notre album photo « Espace-membres »), ou des photos prises lors de sorties avec le Groupe, de réunions, d’expositions…
 
N’hésitez jamais à nous signaler les informations urgentes qui peuvent ainsi être publiées au jour le jour entre deux numéros du bulletin, si cela s’avère nécessaire.
 
Merci de nous communiquer tout cela exclusivement dans la boite mail :
 
Bon amusement sur notre (non, rectification, VOTRE) site !
 
Votre dévoué webmaster.
 
Paleoman
 
 
par G.E.S.T. publié dans : G.E.S.T
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Mercredi 31 janvier 2007
 - ACTIVITES DU G.E.S.T. -
 
1.      8 février 2007               "REUNION MENSUELLE – ARABIAN SANDS"
 
Nous proposons de présenter un reportage vidéo sur l’un des derniers grands aventuriers de la génération des Théodore Monod, Wilfred Thesiger, décédé le 8 septembre 2003, qui parcouru le désert d’Arabie avant de s’installer au Kenya, d’après son livre « Le désert des déserts ».
Il est né dans un toukoul, hutte éthiopienne au toit de chaume, dans la légation britannique d'Addis-Abeba, capitale de l'Ethiopie, où son père représentait la Grande-Bretagne, auprès de la cour du roi Ménélik II.
 
Dès son enfance, Wilfred Thesiger se prend de passion pour les tribus nomades et celles de l'Abyssinie. Après des études à Eton et à Oxford, il revient à 24 ans en Ethiopie, invité au couronnement du nouvel empereur Htoukoulaïlé Sémassié, et part pour une expédition de découverte du désert des Danakils, qui sont un peuple nomade aux mœurs féroces. Sa mission était d'en faire le relevé géographique.
 
De retour, il est nommé administrateur colonial du Darfour, une région de l'ouest du Soudan anglo-égyptien, au nord de l'Ethiopie. Dans ce vaste territoire, il peut donner libre court à l'une de ses passions, la chasse au lion, ce qui le rend très populaire auprès des populations de son district.
 
Dès le début de la Seconde Guerre Mondiale, il est tout désigné pour prendre part, sous les ordres du général Wingate, à la conquête de l'Ethiopie, puis rejoint, en Cyrénaïque, le Special Air Service pour combattre les Allemands. Sa vie ressemble alors à celle des héros d'un récit de Hugo Pratt, qui le fait d'ailleurs apparaître furtivement dans un de ses albums.
Après la guerre, Wilfred Thesiger prend conscience que le monde barbare et splendide des nomades, qu'il admire tant, va disparaître, et décide de consacrer entièrement sa vie à sauver leur mémoire de l'oubli. Pendant cinq ans, il va parcourir le désert du sud de l'Arabie saoudite en compagnie des Bédouins et va rapporter cette expérience dans son premier livre.
 
Il part ensuite pour l'Irak découvrir le mode de vie immémorial des tribus arabes des immenses marais entre les fleuves Tigre et l'Euphrate. Parallèlement, il effectue aussi plusieurs voyages dans les montagnes d'Asie centrale, où il en profite pour chasser l'ours et le mouflon.
Il sillonne des régions alors inconnues comme le Kurdistan, le Chitral, l'Hazaradjat et le Nouristan, connues aujourd'hui sous le terme de « zones tribales » du Pakistan.
 
Wilfred Thesiger s'intéresse moins aux paysages qu'aux tribus qui ont conservés leurs mœurs et pratiques originelles. Ni ethnologue, ni sociologue professionnel, il se contente souvent seulement d'observer et de rapporter, mais surtout savoure le plaisir d'être un des premiers et peut-être un des derniers à côtoyer un univers millénaire mais qu'il sait menacé. Il accompagne ses écrits de nombreuses cartes et de nombreuses photos en noir et blanc, lesquelles constituent autant de témoignages uniques et exceptionnels, tels les voyageurs Kirghizes à dos de yack, les villageois du Nougistanou les bergers Tadjiks sur les sentiers d'Asie centrale.
 
Il a « toujours été attiré par les montagnes », mais « cherche la voie la plus facile pour les franchir ou pour les contourner, afin de voir ce qu'il y a de l'autre côté ». et ne s'encombre pas de matériel sophistiqué : « ... quelques vêtements de rechange, deux couvertures pour le cas où nous dormirions à la belle étoile, une poignée de médicaments, un livre ou deux, un appareil photographique et ma carabine 275 Rigby ». Il considère chaque jour de voyage passé dans une automobile comme une journée de perdue, et en quelques mois de voyage au Kurdistan irakien, en 1950 et 1951, il dit avoir visité ainsi à peu près tous les villages et gravis à peu près toutes les montagnes
 
Dès la fin des années 1950, il se sait rattrapé par le monde moderne, lorsqu'il croise sur son chemin un mollah afghan à Chitrâl ou un marchand mongol en route pour Kashgar. Avec le recul, il reconnaît qu'il « aurait donné cher » pour les accompagner, mais peu à peu les frontières, jusqu'alors, libres, se ferment même pour lui, et son dernier voyage au Nouristan en 1965, semble comme un nostalgique adieu à un monde qui disparaît et qu'il a tant aimé : « Mais les temps avaient changé, et les frontières de notre monde s'étaient fermées. (...) À présent la grand-route est construite, les camions grondent dans les deux sens; les caravanes de chameaux ont disparu, leurs clochettes se sont tues pour toujours. »
 
Il revint s'installer en Angleterre dans les années 1990 et fut élevé à la dignité de Chevalier en 1995. Il a légué sa vaste collection de 25.000 négatifs au Pitt-Rivers Museum d'Oxford. Wilfred Thesiger n'aimait pas trop la culture américaine et a dit à son sujet :« L’effet à long terme de la culture américaine telle qu'elle s'insinue dans le moindre recoin de tous les déserts, vallées et montagnes du monde sera la fin des civilisations. Notre avarice extraordinaire pour les possessions matérielles, les manières dont nous nourrissons cette avarice, le manque d'équilibre de nos vies, et notre arrogance culturelle amènera à notre perte d'ici un siècle à moins que nous apprenions à nous arrêter et à penser. Mais peut-être, il se peut que cela soit déjà trop tard. »
Lieu et heure du rendez-vous : Centre de documentation (1er étage) – Ecole de la Ruche, 30, rue de la Ruche à Schaerbeek, à partir de 19 h 30.
 
par Robert Six publié dans : G.E.S.T
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Lundi 29 janvier 2007
 
 
Une convention a été signée entre le G.E.S.T. et le Centre de documentation « Dubois » qui se situe dans le local dont nous occupons une petite partie. Les ouvrages en notre possession ont été introduits dans le classement général de la bibliothèque du centre et sont répertoriés dans son système de gestion informatique. De ce fait nous adoptons son règlement de prêt dont voici des extraits de sa convention.
 
● L’inscription comme membre est gratuite. [Dans notre cas, cela s’adresse aux membres du G.E.S.T. en règle de cotisation].
● Les livres et périodiques sont prêtés pour une période de 4 semaines à partir du 1er jour de location.
● Le prix est de 0,50 € par livre.
● Une période de location comprenant un congé se verra automatiquement prolongée sans majoration [Nous entendons les congés scolaires et légaux].
● Tout retard dans la remise des livres (dépassant 5 jours suivant la date d’expiration du prêt) sera considérer comme prolongation tacite de la location.
● Le prix d’achat sera exigé pour tout ouvrage égaré ou détérioré.
● Les administrateurs de la bibliothèque se réservent le droit d’exclure tout membre pour manquement grave au présent règlement [Nous entendons par membre, le prêteur]
● Le prêteur remplira un formulaire reprenant la convention sur lequel il indiquera son nom et prénom, son adresse, un numéro de téléphone et qu’il signera.
 
Robert Six.
par G.E.S.T. publié dans : Annonces
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